lundi 15 mars 2010

Mauvaise pente

D'un côté il y a le blanc crissant de la neige,
le bleu indigo d'un ciel sans nuages, la brume qui dort au fond de la vallée,
un décor en bleu et blanc, rafraichissant et aveuglant.

D'un côté il y a le froid qui brule les bronches et les doigts, qui libère aussi, qui nettoie,
et en bas de la piste, il y a ce ciel qui se couche sur des pics et des sommets, l'air qui se fait encore plus frais, le silence sur les tempes, et tout au-dessus de la tête, la voie lactée, bien visible dans son habit doré.
Au dessus de la tête, il y a l'espace.
Dans la tête, il y a l'espace.
Et tout autour aussi, l'espace.


Et de l'autre côté, quelques temps après, il y a exactement l'inverse.
Du gris au sol, à l'entresol, sur les hauteurs. Du gris par dessus la tête.
Un air lourd et mauvais que la bronche reconnait,
L'alarme des klaxons, les corps en mouvement si présents qu'ils en deviennent bruyants, la ville qui ne dort pas, les gens qui ne dorment pas.
Et pas d'espace. Aucun espace. Entassés comme du bétail dans de trop petits appartements avec cette promiscuité du laid, du sale et du puant. Même dans les beaux quartiers il n'y a pas de beauté et faute d'espace vital, plus de vitalité.


C'est décidé,
Dès qu'il me dit oui, je me sauve de Paris.

mardi 2 mars 2010

Relais





Elles sont belles toutes ces femmes qui ont le ventre rond.
Il me semble que c'était hier que nous étions nous-même des enfants.

A présent, elles tiennent le leur dans les bras ou elles s'apprêtent à bercer.
Elles sont passées de l'autre côté...