10 ans !!!
Dix longues années assise sur un tabouret, à voir défiler les professeurs, à réciter des gammes, à soupirer en attendant l'heure du gouter.
Dix foutues années.
et tu sais ce qu'il en reste?
Rien, nada...!
Je vais te raconter un peu comment j'en suis arrivée là au cas où toi aussi tu décides un jour de ressortir ton vieux clavier, ton saxophone, ta flute traversière, ton violon, ton triangle...
Ca commence comment?
Mais tu le sais...par cette fameuse soirée.
Celle là même où le mec qui ne payait pas de mine dans son coin, tout occupé depuis ton arrivée à siroter un verre de vin, décide on ne sait pourquoi et généralement vers 3 heures du matin, de s'installer au clavier. Tu vois le genre, toi aussi tu y étais.
Alors t'as du remarquer.
T'as du remarquer que par un surprenant effet de prestidigitation, le plus ordinaire des garçons, un piano dans les mains, se transforme mine de rien en héros de fiction.
Il peut être laid, timide, mal habillé, borgne ou stupide...s'il te joue Yesterday, tu te sens prête à signer illico pour une vie de bobo avec fisc et marmots.
Si, admet-le.
D'où, tu l'auras compris, la réflexion qui s'ensuit, de se dire que si ça marche dans un sens, il n'est pas complètement impossible que ça fasse mouche et touche dans l'autre.
C'est donc ragaillardie par ce constat extraordinaire digne du dernier Marie-Claire que j'ai replongé la tête dans les cartons pour en ressortir deux heures plus tard et on ne peut plus fière avec une pleine brassée de partitions.
Sauf que...vais-je te l'avouer?
Contrairement à ce qu'on dit du vélo, soit disant que ça ne s'oublie pas, eh bien le piano...ce n'est pas le cas.
Tu le crois si je te dis que j'ai passé le weekend sur un malheureux morceau, stylo en main, (j'ai honte) pour traduire chaque note de la clef de fa?
La traitresse qui déjà à 10 ans me causait mille tracas?
Tu le crois si je te dis que de l'instrument, j'ai oublié la maitrise et jusqu'aux rudiments?
Que je ne sais plus très bien ni comment jouer, ni même chanter?
Non seulement tu le crois, mais en plus tu te dis que foutu pour foutu, quitte à recommencer à zéro, autant se mettre aux claquettes et faire un numéro.
J'y penserai.
Mais pour l'heure je vais tenter de rejouer la partition,
Redonner à mes mains le gout sec du frisson,
Réapprendre la leçon, en douceur sur les touches
La jouer pianissimo, sans trop forcer, sans trop d'alto.
Juste histoire de voir,
Dix longues années assise sur un tabouret, à voir défiler les professeurs, à réciter des gammes, à soupirer en attendant l'heure du gouter.
Dix foutues années.
et tu sais ce qu'il en reste?
Rien, nada...!
Je vais te raconter un peu comment j'en suis arrivée là au cas où toi aussi tu décides un jour de ressortir ton vieux clavier, ton saxophone, ta flute traversière, ton violon, ton triangle...
Ca commence comment?
Mais tu le sais...par cette fameuse soirée.
Celle là même où le mec qui ne payait pas de mine dans son coin, tout occupé depuis ton arrivée à siroter un verre de vin, décide on ne sait pourquoi et généralement vers 3 heures du matin, de s'installer au clavier. Tu vois le genre, toi aussi tu y étais.
Alors t'as du remarquer.
T'as du remarquer que par un surprenant effet de prestidigitation, le plus ordinaire des garçons, un piano dans les mains, se transforme mine de rien en héros de fiction.
Il peut être laid, timide, mal habillé, borgne ou stupide...s'il te joue Yesterday, tu te sens prête à signer illico pour une vie de bobo avec fisc et marmots.
Si, admet-le.
D'où, tu l'auras compris, la réflexion qui s'ensuit, de se dire que si ça marche dans un sens, il n'est pas complètement impossible que ça fasse mouche et touche dans l'autre.
C'est donc ragaillardie par ce constat extraordinaire digne du dernier Marie-Claire que j'ai replongé la tête dans les cartons pour en ressortir deux heures plus tard et on ne peut plus fière avec une pleine brassée de partitions.
Sauf que...vais-je te l'avouer?
Contrairement à ce qu'on dit du vélo, soit disant que ça ne s'oublie pas, eh bien le piano...ce n'est pas le cas.
Tu le crois si je te dis que j'ai passé le weekend sur un malheureux morceau, stylo en main, (j'ai honte) pour traduire chaque note de la clef de fa?
La traitresse qui déjà à 10 ans me causait mille tracas?
Tu le crois si je te dis que de l'instrument, j'ai oublié la maitrise et jusqu'aux rudiments?
Que je ne sais plus très bien ni comment jouer, ni même chanter?
Non seulement tu le crois, mais en plus tu te dis que foutu pour foutu, quitte à recommencer à zéro, autant se mettre aux claquettes et faire un numéro.
J'y penserai.
Mais pour l'heure je vais tenter de rejouer la partition,
Redonner à mes mains le gout sec du frisson,
Réapprendre la leçon, en douceur sur les touches
La jouer pianissimo, sans trop forcer, sans trop d'alto.
Juste histoire de voir,
si par chance et espoir,
le vieux bois peut encore se changer en ivoire...
le vieux bois peut encore se changer en ivoire...
5 commentaires:
Eh eh bienvenue au club! Après quelques années de pianos, il ne me reste plus que la lettre à Elise, comme tout le monde quoi. Et je doute fort de son effet de prestidigitation! Courage quand même: quel plaisir, quand après des heures d'effort, tes doigts se remettent à se déplacer tout seul (enfin presque) sur les touches!
Pouf pouf pouf, completement dépassé la Lettre à Elise, c'est pas comme ça qu'on attrape les garçons.
Moi je me suis lancée dans Radiohead, tu vois un peu le défi ?! Récital bientôt autour d'un verre de vin?
L'auteur de ce billet nous ballade dans un monde où le piano ne délivre que des notes d'humour.
Elle pianote toujours juste. Elle joue de cet instrument avec des pieds, mais ses rimes sonnent et claquent telles une symphonie de Tchaïkovski.
Je n'ai qu'une envie: Me remettre à la flute à bec!
Etienne HUGO (pour le figaro magazine)
Tchaïkovs qui????
Whouhouuuu, en grande forme ;-)!
Très bonnne idée, une petite symphonie Côtes du Rhone - fromage!!! Au moins, je suis sûre qu'on saura la jouer les yeux fermés! Quand tu veux, ma belle!
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