(Édit: Un post que j'avais écrit il y a quelques mois et que j'avais retiré pour des raisons un peu compliquées de concours, de gestion de droits, etc. Mais je crois qu'il est temps de le faire réapparaitre, parce qu'il est toujours vrai. Il est toujours incroyablement vrai...)
1492, donc. Ma meilleure année...
J'ai posé le pied sur un sol différent.
Comme un sentiment dont on parle depuis longtemps
et qui lorsqu'on le touche parait être un nouveau continent.
Une terre inconnue qu'on découvre à tâtons, à mains nues
Et les matins se font plus clairs depuis quelques temps.
Plus clairs d'une lumière qui brûle même en pleine nuit
et qui fout à la porte mes antiques manies. Terminés les grincements de dents et les vieilles insomnies. - J'ai cessé de douter -
Finies les luttes acharnées contre rien et ces vents bien trop brusques dans la voile des moulins.
Plus rien...
Rien qu'une brise dans son souffle et ma main dans sa main.
Merci à qui ou à quoi,
Je ne sais pas très bien ni même vraiment pourquoi
Je sais juste que ce que l'on cherche trop souvent sans adresse et avec dans les poches cet espoir qui pèse lourd dans le fond de nos vestes;
Je sais juste que c'est là...
L'évidence survenue par hasard et qui reste.
Depuis pas longtemps et à vrai dire fort peu,
le monde est une orange qui s'est coupée en deux.
Rien que lui, rien que moi...un fruit mûr peint en mieux et du bleu au milieu.
Et parce que je veux en prendre le droit, je vais même faire un voeu:
Gardez le moi...vraiment...gardez le moi...
Du moins aussi longtemps que cela se pourra.
mercredi 28 octobre 2009
mardi 27 octobre 2009
Le quizz bonne humeur !
Hier soir avec l'Homme au resto,
nous nous sommes demandés s'il y avait un pays, UN, hein? (le style se relache),
pas deux, pas trois, juste UN, qui n'avait pas connu au cours de ces 100 dernières années une guerre civile, une guerre mondiale, un génocide ou un régime dictatorial.
Voilà. 1 pays.
ça ne devrait pas être compliqué quand même...
Eh ben on n'a pas trouvé.
Des idées avant d'avaler ton tube de Prozac?
NDLR: Quoi?!!! ça devait bien faire une semaine qu'on n'avait pas pleuré sur ce blog. On versait plus dans le placide que dans le lucide, il fallait bien rétablir la balance!
nous nous sommes demandés s'il y avait un pays, UN, hein? (le style se relache),
pas deux, pas trois, juste UN, qui n'avait pas connu au cours de ces 100 dernières années une guerre civile, une guerre mondiale, un génocide ou un régime dictatorial.
Voilà. 1 pays.
ça ne devrait pas être compliqué quand même...
Eh ben on n'a pas trouvé.
Des idées avant d'avaler ton tube de Prozac?
NDLR: Quoi?!!! ça devait bien faire une semaine qu'on n'avait pas pleuré sur ce blog. On versait plus dans le placide que dans le lucide, il fallait bien rétablir la balance!
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sort de l'humanité
dimanche 25 octobre 2009
Ils s'aiment
Quand ils parlent d'eux,
c'est toujours un verre à la main.
Ils récitent un passé collectif sur des airs de "tu te rappelles", et "tu te souviens",
Mais les versions souvent diffèrent, selon les soirs et le nombre de verres.
Quand ils se parlent entre eux,
c'est toujours avec le sourire et le clin d'œil en coin, à grands renforts de "mon cochon, mon poto, mon lapin", et toute la ménagerie y passe, surtout juste au réveil, au premier café, quand ils débarquent tour à tour et un à un,
"Bien dormi mon lapin?"...Lapin a bien dormi. Ouf, rassurés...on peut boire le café et les autres sourient.
Ils se connaissent depuis quoi?
Dix ans? Quinze ans? On ne compte plus vraiment maintenant.
Non ce qui compte c'est le reste, la base, le ciment.
L'essentiel qui n'a même plus besoin d'ancienneté pour se faire pardonner. La base qui permet de se dire à peu près tout. Les confidences sur un coin de cheminée à quatre heures du matin quand tout le monde est couché; les conseils sur la vie, sur la vie de couple aussi, et les remises au point sur ce dont il ne fallait pas trop se mêler.
Gentilles les remises au point. En douceur toujours. On ne blesse pas son frère, on ne s'appelle pas Caïn.
Et ça fait quoi...dix ans? quinze ans?
Quinze ans que cela tient,
et le reste devant.
Tachan disait qu'entre l'amour et l'amitié, il n'y a qu'un lit
Mais finalement, qu'est ce qu'un lit, quand l'essentiel est dit.
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amis d'enfance,
amitié,
power chantilly,
toujours youpi,
tutti quanti
vendredi 23 octobre 2009
Quand même, hein.
Joyeux anniversaire le blog !!!
Il y a un an, j'étais là.
Eh bien, c'est quand même un peu l'hallu le chemin parcouru.
Hâte de faire le bilan de dans un an...
Bonne lecture les gens!
Il y a un an, j'étais là.
Eh bien, c'est quand même un peu l'hallu le chemin parcouru.
Hâte de faire le bilan de dans un an...
Bonne lecture les gens!
jeudi 22 octobre 2009
Poule (pas) mouillée
Bon,
le verdict est tombé: ...C'est officiellement NON.
(Mince, sur une si belle lancée, c'est vraiment dommage.)
Oui, mais depuis j'ai réfléchi,
et deux semaines plus tard, ça reste tout de même non.
NON, je n'irai pas glisser un seul orteil dans cette eau presque stagnante, parce que:
(Attention, la warrior du sport en eau trouble, ce billet n'est pas pour toi, tu risquerais de perdre la foi)
PARCE QUE, donc:
- En ce moment, je ne sais pas si tu as remarqué mais c'est limite plus mouillé dehors que dedans...d'où la conclusion à mon sens plutôt saine du "Pourquoi se donner la peine?"
- Ma copine J. et mon copain M. (qui ne se connaissent pas, c'est important pour la crédibilité du propos), quand je leur ai annoncé mon intention, m'ont tous deux dit d'un air dégouté: "Ah mais c'est la piscine la plus dégoutante de Paris, je te parle pas du nombre de poils qu'on y voit circuler...".
Lecteurs du matin, bonjour et bon café!
Eh oui,
Parce qu'on ne le dira jamais assez mais, "Sortez couverts", ça vaut aussi pour les milieux soi-disant javellisés.
Précaution qui nous évitera peut-être de repêcher entre deux brasses coulées des matières organiques non identifiées et de ressortir deux heures plus tard avec les membres ankylosés, des marques de lunettes autour des yeux garanties 5 heures et un vieux pansement collé sur le front que c'était même pas le notre au départ!
Alors, cher internaute,
à moins que l'un ou l'une d'entre vous puisse me prouver par A+B que je peux sortir de cette piscine plus mince que je n'y suis rentrée, ce qui était tout de même l'objectif initial,
Je crois que mon joli bonnet fushia et moi, allons finalement nous faire dispenser...
(Ehhh bé, ça valait vraiment la peine de patienter)
le verdict est tombé: ...C'est officiellement NON.
(Mince, sur une si belle lancée, c'est vraiment dommage.)
Oui, mais depuis j'ai réfléchi,
et deux semaines plus tard, ça reste tout de même non.
NON, je n'irai pas glisser un seul orteil dans cette eau presque stagnante, parce que:
(Attention, la warrior du sport en eau trouble, ce billet n'est pas pour toi, tu risquerais de perdre la foi)
PARCE QUE, donc:
- En ce moment, je ne sais pas si tu as remarqué mais c'est limite plus mouillé dehors que dedans...d'où la conclusion à mon sens plutôt saine du "Pourquoi se donner la peine?"
- Ma copine J. et mon copain M. (qui ne se connaissent pas, c'est important pour la crédibilité du propos), quand je leur ai annoncé mon intention, m'ont tous deux dit d'un air dégouté: "Ah mais c'est la piscine la plus dégoutante de Paris, je te parle pas du nombre de poils qu'on y voit circuler...".
Lecteurs du matin, bonjour et bon café!
Eh oui,
Parce qu'on ne le dira jamais assez mais, "Sortez couverts", ça vaut aussi pour les milieux soi-disant javellisés.
Précaution qui nous évitera peut-être de repêcher entre deux brasses coulées des matières organiques non identifiées et de ressortir deux heures plus tard avec les membres ankylosés, des marques de lunettes autour des yeux garanties 5 heures et un vieux pansement collé sur le front que c'était même pas le notre au départ!
Alors, cher internaute,
à moins que l'un ou l'une d'entre vous puisse me prouver par A+B que je peux sortir de cette piscine plus mince que je n'y suis rentrée, ce qui était tout de même l'objectif initial,
Je crois que mon joli bonnet fushia et moi, allons finalement nous faire dispenser...
(Ehhh bé, ça valait vraiment la peine de patienter)
mardi 20 octobre 2009
Le mystere de la chambre noire

Pas celle de l'appareil photo, hein...non, je t'arrête tout de suite.
Plutôt celle qui accueille les plus douces de tes nuits.
ou les plus agitées à en croire certains.
Parce que ce matin, Mme Bip (dont nous souhaitons préserver l'anonymat) s'est entendue dire par Mr. Bip, l'air un peu contrit, je cite: "Pourquoi tu m'as piqué la couette toute la nuit?"
Or...côté Mme Bip, de souvenir du délit, point et que nenni.
D'où,
l'implacable constat que si délit il y a, il n'est pas perçu de la même manière, selon que l'on dorme d'un côté ou de l'autre du lit.
Alors pour départager, il y aurait bien la solution de planquer une caméra au dessus du lit façon télé-réalité.
Oui. Pourquoi pas.
Seulement ce serait courir le risque que certains se retrouvent fissa sur le Net en train de faire des galipettes.
Ce serait de mauvais gout. Préservons le lectorat.
Ne reste donc, faute de jury, que l'unique solution de prévenir en amont afin qu'au saut du lit, l'adversaire ne puisse jouer les surpris.
Soit, propose-je, l'édition d'un petit livret, all included, confère chapitre nuit,
Histoire d'éviter aussi à toutes les madames bip du monde, (solidarité féminine oblige) de se rendre compte par exemple,
que le modèle du mari soi disant dernier cri qu'on leur a livré,
sitôt la nuit venue et passé en mode veille,
ronronne dans son sommeil,
parfois plus fort qu'une machine à laver...
Remboursez? ;-)
Et ainsi finit la calomnie...
NDLR: Mr. Bip dira sans doute que ce n'est pas vrai. Mais après tout, qui sait?
Plutôt celle qui accueille les plus douces de tes nuits.
ou les plus agitées à en croire certains.
Parce que ce matin, Mme Bip (dont nous souhaitons préserver l'anonymat) s'est entendue dire par Mr. Bip, l'air un peu contrit, je cite: "Pourquoi tu m'as piqué la couette toute la nuit?"
Or...côté Mme Bip, de souvenir du délit, point et que nenni.
D'où,
l'implacable constat que si délit il y a, il n'est pas perçu de la même manière, selon que l'on dorme d'un côté ou de l'autre du lit.
Alors pour départager, il y aurait bien la solution de planquer une caméra au dessus du lit façon télé-réalité.
Oui. Pourquoi pas.
Seulement ce serait courir le risque que certains se retrouvent fissa sur le Net en train de faire des galipettes.
Ce serait de mauvais gout. Préservons le lectorat.
Ne reste donc, faute de jury, que l'unique solution de prévenir en amont afin qu'au saut du lit, l'adversaire ne puisse jouer les surpris.
Soit, propose-je, l'édition d'un petit livret, all included, confère chapitre nuit,
Histoire d'éviter aussi à toutes les madames bip du monde, (solidarité féminine oblige) de se rendre compte par exemple,
que le modèle du mari soi disant dernier cri qu'on leur a livré,
sitôt la nuit venue et passé en mode veille,
ronronne dans son sommeil,
parfois plus fort qu'une machine à laver...
Remboursez? ;-)
Et ainsi finit la calomnie...
NDLR: Mr. Bip dira sans doute que ce n'est pas vrai. Mais après tout, qui sait?
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vendredi 16 octobre 2009
Les vétérans

Ils ont tous plus de cinquante ans.
"Ils" ce sont les amis de mes parents, ceux que j'ai vu vieillir au moment où eux pensaient me voir grandir.
Finalement on se retrouve trente ans plus tard avec le même écart.
Ce qui a changé, c'est le nombre d'écarts par rapport à leur plan de départ. Ce nombre d'écarts, c'est comme les rides, c'est sans doute plus douloureux à compter.
On a compté tout à l'heure...
F. s'est séparé de la femme qu'il avait épousée, elle a fui avec un prof de planche à voile. Elle a fui aussi avec leurs enfants. Il a mis du temps à les retrouver, à rattraper le temps manqué, à vraiment les retrouver.
O. et J. sont encore mariés et amoureux. Une chance. Il y a juste dans un coin de leur conscience leur fille S. qui a été malade pendant de nombreuses années, malade dans sa tête, à vouloir en finir avec la vie...avec tout ce qu'elle pouvait trouver sur le marché de paradis artificiels pour condamnés. Elle commence tout juste à remonter.
D. est un brillant médecin, le plus brillant de sa ville. Une brillante carrière....Il brille à la ville.
En privé il est marié à V., pas parce qu'il est amoureux, non, mais parce qu'un soir, pas loin du premier soir, une capote a craqué, et qu'il a assumé. Depuis, à défaut d'adorer sa femme, il adore sa fille. Et maintenant qu'elle est partie de la maison pour étudier, il part aussi, chaque soir un peu plus tard.
T. enfin, que la vie n'a pas vraiment gâté. Adopté, quand il a retrouvé sa mère sur le très tard, il avait beaucoup de choses à se faire raconter mais le dialogue a été coupé, par le cancer.
Et il y a quelques mois c'est son fils de vingt ans qu'il a emporté, sans prévenir et surtout sans guérir.
Heureusement il y a Elle, qui l'aime tendrement, et qui lui tient la main pour ne pas qu'il chancelle.
...Ils ont plus de cinquante ans...
Ils ne rêvaient sans doute pas de ça à trente ans, ni le bon, ni le moins bon.
Mais à l'heure du bilan,
force est de constater qu'ils ont composé tant bien que mal avec ce que la vie leur a apporté.
et debout sur leurs tas mi-béton mi-gravas,
Justement,
Ils restent debout. Debout et fatigués mais le dos toujours droit.
"Ils" ce sont les amis de mes parents, ceux que j'ai vu vieillir au moment où eux pensaient me voir grandir.
Finalement on se retrouve trente ans plus tard avec le même écart.
Ce qui a changé, c'est le nombre d'écarts par rapport à leur plan de départ. Ce nombre d'écarts, c'est comme les rides, c'est sans doute plus douloureux à compter.
On a compté tout à l'heure...
F. s'est séparé de la femme qu'il avait épousée, elle a fui avec un prof de planche à voile. Elle a fui aussi avec leurs enfants. Il a mis du temps à les retrouver, à rattraper le temps manqué, à vraiment les retrouver.
O. et J. sont encore mariés et amoureux. Une chance. Il y a juste dans un coin de leur conscience leur fille S. qui a été malade pendant de nombreuses années, malade dans sa tête, à vouloir en finir avec la vie...avec tout ce qu'elle pouvait trouver sur le marché de paradis artificiels pour condamnés. Elle commence tout juste à remonter.
D. est un brillant médecin, le plus brillant de sa ville. Une brillante carrière....Il brille à la ville.
En privé il est marié à V., pas parce qu'il est amoureux, non, mais parce qu'un soir, pas loin du premier soir, une capote a craqué, et qu'il a assumé. Depuis, à défaut d'adorer sa femme, il adore sa fille. Et maintenant qu'elle est partie de la maison pour étudier, il part aussi, chaque soir un peu plus tard.
T. enfin, que la vie n'a pas vraiment gâté. Adopté, quand il a retrouvé sa mère sur le très tard, il avait beaucoup de choses à se faire raconter mais le dialogue a été coupé, par le cancer.
Et il y a quelques mois c'est son fils de vingt ans qu'il a emporté, sans prévenir et surtout sans guérir.
Heureusement il y a Elle, qui l'aime tendrement, et qui lui tient la main pour ne pas qu'il chancelle.
...Ils ont plus de cinquante ans...
Ils ne rêvaient sans doute pas de ça à trente ans, ni le bon, ni le moins bon.
Mais à l'heure du bilan,
force est de constater qu'ils ont composé tant bien que mal avec ce que la vie leur a apporté.
et debout sur leurs tas mi-béton mi-gravas,
Justement,
Ils restent debout. Debout et fatigués mais le dos toujours droit.
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mercredi 14 octobre 2009
To swim, suite et (presque) fin
Voilà, ça y est,
je me suis rapprochée de l'ennemi.
Je suis même allée voir les horaires d'ouverture.
(Je te sens soulagé. Attends un peu, je n'ai pas fini..).
Donc à force de les voir barboter sous mon balcon, j'y suis allée.
Tu te rappelles, j'avais parlé d'abdos?
Eh ben, m'est avis qu'en fait de piscine je vais aller voir l'ophtalmo...
Parce que d'abdos, point ma petite dame.
80 ans la moyenne d'âge...
Attention, je n'ai rien contre ces véronique et davina à la retraite. Au contraire, je suis épatée qu'à plus 80 ans, elles trouvent le courage d'aller gesticuler dans l'eau. Vraiment.
Mais tu conviendras que de mon côté, ça n'arrange pas mes affaires.
L'appât perd un peu de son attrait.
Par ailleurs,
Je ne sais pas comment c'est par chez toi,
mais par chez nous, c'est à dire à Paris, Douce France,
nous sommes passés d'un été chaud chaud, à un automne froid froid...
Que moi j'appelle ça l'hiver, et tant pis si ça chagrine Évelyne.
DONC,
je ne voudrais pas avoir l'air de celle qui donne les résultats avant même que la course ne soit jouée mais je te laisse tout de même faire l'équation suivante:
Aquagym troisième âge + courants d'air glacé dedans le cou + eau mouillée = ???
Again, quel suspense...
je me suis rapprochée de l'ennemi.
Je suis même allée voir les horaires d'ouverture.
(Je te sens soulagé. Attends un peu, je n'ai pas fini..).
Donc à force de les voir barboter sous mon balcon, j'y suis allée.
Tu te rappelles, j'avais parlé d'abdos?
Eh ben, m'est avis qu'en fait de piscine je vais aller voir l'ophtalmo...
Parce que d'abdos, point ma petite dame.
80 ans la moyenne d'âge...
Attention, je n'ai rien contre ces véronique et davina à la retraite. Au contraire, je suis épatée qu'à plus 80 ans, elles trouvent le courage d'aller gesticuler dans l'eau. Vraiment.
Mais tu conviendras que de mon côté, ça n'arrange pas mes affaires.
L'appât perd un peu de son attrait.
Par ailleurs,
Je ne sais pas comment c'est par chez toi,
mais par chez nous, c'est à dire à Paris, Douce France,
nous sommes passés d'un été chaud chaud, à un automne froid froid...
Que moi j'appelle ça l'hiver, et tant pis si ça chagrine Évelyne.
DONC,
je ne voudrais pas avoir l'air de celle qui donne les résultats avant même que la course ne soit jouée mais je te laisse tout de même faire l'équation suivante:
Aquagym troisième âge + courants d'air glacé dedans le cou + eau mouillée = ???
Again, quel suspense...
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youhou
mardi 13 octobre 2009
Ces autres qu'on aurait pu aimer...
Ce soir-là, elle avait invité sa fille aînée à diner en tête à tête,
pour fêter son bac.
16,5 de moyenne générale. C'est pas rien, hein. Et puis surtout, ça se fête...
Bref, c'est elle qui avait eu l'idée de l'emmener diner.
Alors évidemment elle n'y avait pas pensé une seconde, quand elle avait réservé, que c'était son ancien quartier, celui qu'elle habitait quant elle était étudiante et qu'elle passait ses nuits à fumer dans sa chambre de bonne, et pas que des clopes.
Bien sûr qu'elle n'y avait pas pensé.
Comment l'aurait-elle pu d'ailleurs? Comment aurait-elle pu imaginer?
Sur le coup, elle a juste entendu la cloche de la porte du restaurant tinter, un regard et puis elle s'est dit "Mince", ou plutôt "Merde".
Voilà...elle s'est juste dit "Merde. C'est lui."
Sa fille a tout de suite remarqué que quelque chose n'allait pas, évidemment, elle s'était redressée un peu trop vite sur sa chaise.
Elle a dit: "Tu le connais ce mec?"
- Non, à peine. On est sortis ensemble quand j'avais ton âge. Et puis il est parti, je ne sais plus, faire ses études ailleurs je crois, on s'est perdus de vue.
Sa fille a répondu "Cool" d'un air réjoui et elle s'est resservie du vin. Pour une fois qu'elle pouvait boire sans se faire engueuler, elle n'allait pas s'en priver.
Mais pour elle c'était fini, la gorge était nouée.
Est-ce qu'il l'avait reconnue?
Il lui avait semblé...mais surement non. Elle a tellement vieilli.
Elle se décale un peu et dans la glace elle se sourit.
Non, elle n'est pas si vilaine, elle se trouve quand même encore jolie.
Mais bon, a quoi bon? Il est accompagné.
Et puis, dans le fond elle aussi. Elle est accompagnée dans sa vie, plutôt bien même.
Et pourtant...
Et pourtant,
Toute la nuit elle sonnera dans sa tête,
Cette chanson bien connue du peut-être qui se répète
Cette chanson pernicieuse du "Et si" qui s'éveille
sur un air improbable comme Paris en bouteille...
pour fêter son bac.
16,5 de moyenne générale. C'est pas rien, hein. Et puis surtout, ça se fête...
Bref, c'est elle qui avait eu l'idée de l'emmener diner.
Alors évidemment elle n'y avait pas pensé une seconde, quand elle avait réservé, que c'était son ancien quartier, celui qu'elle habitait quant elle était étudiante et qu'elle passait ses nuits à fumer dans sa chambre de bonne, et pas que des clopes.
Bien sûr qu'elle n'y avait pas pensé.
Comment l'aurait-elle pu d'ailleurs? Comment aurait-elle pu imaginer?
Sur le coup, elle a juste entendu la cloche de la porte du restaurant tinter, un regard et puis elle s'est dit "Mince", ou plutôt "Merde".
Voilà...elle s'est juste dit "Merde. C'est lui."
Sa fille a tout de suite remarqué que quelque chose n'allait pas, évidemment, elle s'était redressée un peu trop vite sur sa chaise.
Elle a dit: "Tu le connais ce mec?"
- Non, à peine. On est sortis ensemble quand j'avais ton âge. Et puis il est parti, je ne sais plus, faire ses études ailleurs je crois, on s'est perdus de vue.
Sa fille a répondu "Cool" d'un air réjoui et elle s'est resservie du vin. Pour une fois qu'elle pouvait boire sans se faire engueuler, elle n'allait pas s'en priver.
Mais pour elle c'était fini, la gorge était nouée.
Est-ce qu'il l'avait reconnue?
Il lui avait semblé...mais surement non. Elle a tellement vieilli.
Elle se décale un peu et dans la glace elle se sourit.
Non, elle n'est pas si vilaine, elle se trouve quand même encore jolie.
Mais bon, a quoi bon? Il est accompagné.
Et puis, dans le fond elle aussi. Elle est accompagnée dans sa vie, plutôt bien même.
Et pourtant...
Et pourtant,
Toute la nuit elle sonnera dans sa tête,
Cette chanson bien connue du peut-être qui se répète
Cette chanson pernicieuse du "Et si" qui s'éveille
sur un air improbable comme Paris en bouteille...
New look!
Dis-moi pas que la déco a changé?!!!
Si. Je commençais sérieusement à faire de la concurrence déloyale à Ségolène Royal.
Deux heures de travail pour aboutir à un malheureux ça, quand même. J'aurais voulu être graphiste...
Si. Je commençais sérieusement à faire de la concurrence déloyale à Ségolène Royal.
Deux heures de travail pour aboutir à un malheureux ça, quand même. J'aurais voulu être graphiste...
samedi 10 octobre 2009
To swim or not to swim

Il y a une piscine.
J'aurais pu faire 'celle qui n'a pas vu' (pas vu, pas prise), mais ç'aurait été difficile, la fenêtre de ma chambre donne dessus.
En faisant un petit effort et avec une longue vue, je pourrais même apercevoir si je le voulais les orteils des nageurs. Ou les abdos. Disons que ça dépendrait de l'humeur.
Donc piscine il y a. C'est sur et avéré.
Pas moyen d'y couper, surtout au petit déjeuner.
Alors depuis l'abandon par K.O. de ma tentative de suivre les cours de gym suédoise de mon quartier, (trop loin, trop froid, sur le trajet trop de cafés);
j'étudie la possibilité éventuelle d'aller faire quelques brasses en espérant qu'elle ne demeurent pas elles aussi coulées.
J'étudie.
De loin.
Pour l'instant.
Je pèse le pour et le contre.
Affaire à suivre, donc.
Quel suspense...
J'aurais pu faire 'celle qui n'a pas vu' (pas vu, pas prise), mais ç'aurait été difficile, la fenêtre de ma chambre donne dessus.
En faisant un petit effort et avec une longue vue, je pourrais même apercevoir si je le voulais les orteils des nageurs. Ou les abdos. Disons que ça dépendrait de l'humeur.
Donc piscine il y a. C'est sur et avéré.
Pas moyen d'y couper, surtout au petit déjeuner.
Alors depuis l'abandon par K.O. de ma tentative de suivre les cours de gym suédoise de mon quartier, (trop loin, trop froid, sur le trajet trop de cafés);
j'étudie la possibilité éventuelle d'aller faire quelques brasses en espérant qu'elle ne demeurent pas elles aussi coulées.
J'étudie.
De loin.
Pour l'instant.
Je pèse le pour et le contre.
Affaire à suivre, donc.
Quel suspense...
jeudi 8 octobre 2009
Retour de flamme
Il y a un an je sortais d'un théâtre où l'humanité était décriée,
mise à sac, massacrée,
mise à sac, massacrée,
deux heures durant...
J'en ressortais dans une nuit surement plus noire qu'elle ne l'était avec au corps la haine du divertissement, et ce goût du dégoût dans la bouche, et si avant j'avais mangé....certainement du rejet.
Rejetée. Loin cette misère en spectacle, ces hommes à la vertu trop souvent aliénée. Loin.
Allons prendre un café.
C'est bien après que j'ai mangé. Pour mieux digérer.
J'y pense et puis j'oublie, c'est la vie...c'est la vie, Dieu merci.
Mais aujourd'hui j'ai lu ça:

Où l'éternel recommencement de la folie meurtrière de l'homme sur ses pairs.
Je le savais déjà,
je la pressens de loin, cette horreur qui revient d'on ne sait où comme une lame de fond et qui fauche à tous vents, toutes les têtes, d'où qu'elles viennent, de quelle couleur que soit la peau,
Je voudrais continuer de la croire loin, or ce livre hurle qu'elle s'approche.
Je suis une privilégiée, une miraculée,
je peux encore éjecter les spectacles indigestes,
je suis à l'abri dans ma bulle,
je peux d'un geste du doigt éloigner les horreurs du vingt heures,
couper la télé,
et m'offrir le luxe de pouvoir me cacher,
Mais pour combien de temps?
Combien de temps...
Que ce soit moi, ou mes enfants,
ou les enfants de mes enfants,
Un jour viendra où il faudra choisir son camp.
J'en ressortais dans une nuit surement plus noire qu'elle ne l'était avec au corps la haine du divertissement, et ce goût du dégoût dans la bouche, et si avant j'avais mangé....certainement du rejet.
Rejetée. Loin cette misère en spectacle, ces hommes à la vertu trop souvent aliénée. Loin.
Allons prendre un café.
C'est bien après que j'ai mangé. Pour mieux digérer.
J'y pense et puis j'oublie, c'est la vie...c'est la vie, Dieu merci.
Mais aujourd'hui j'ai lu ça:

Où l'éternel recommencement de la folie meurtrière de l'homme sur ses pairs.
Je le savais déjà,
je la pressens de loin, cette horreur qui revient d'on ne sait où comme une lame de fond et qui fauche à tous vents, toutes les têtes, d'où qu'elles viennent, de quelle couleur que soit la peau,
Je voudrais continuer de la croire loin, or ce livre hurle qu'elle s'approche.
Je suis une privilégiée, une miraculée,
je peux encore éjecter les spectacles indigestes,
je suis à l'abri dans ma bulle,
je peux d'un geste du doigt éloigner les horreurs du vingt heures,
couper la télé,
et m'offrir le luxe de pouvoir me cacher,
Mais pour combien de temps?
Combien de temps...
Que ce soit moi, ou mes enfants,
ou les enfants de mes enfants,
Un jour viendra où il faudra choisir son camp.
Libellés :
divertissement,
Le village de l'allemand,
lecture
mardi 6 octobre 2009
De l'art de se tirer une balle dans le pied (toute seule comme une grande)

Juré, j'étais pourtant résignée.
Non vraiment, pour une fois ça avait bien commencé.
Ça devait faire à peu près un mois que je me préparais comme on dit "psychologiquement":
La tête avant le corps, la tête avant le corps...
Jusqu'à un certain point disons, car c'est justement de ça dont il est question:
Trainer mes pauvres baskets et mes mollets surchargés jusqu'à la première salle de gym suédoise du quartier... Ah, ah, tu connais? Cette bonne résolution qui te reprend à chaque rentrée?
Eh bah, comme on dit, Ce soir devait être LE grand soir...
L'occasion inespérée d'étrenner ce merveilleux soutien gorge gainé siglé Décathlon.
Mais voilà,
c'était sans compter sur M. qui m'a dit d'une voix presque attendrie (il faut dire que j'y croyais) que non, ce soir je n'irai pas remuer en rythme mon popotin là où je pouvais l'asseoir confortablement sur un canapé, chez elle, avec à ses côtés un verre de vin...Hein?
Dire que mon popotin et moi avons hésité deux secondes serait mentir,
je me souviens avoir juste demandé si elle voulait que je lui apporte une bouteille de cette dernière cuvée,
que l'on vient de découvrir, oui, un délice;
"qu'il faut absolument gouter..."
Voilà, je me tire une balle dans le pied et je crois que cette année encore, je laisserai à Pamela le soin de porter le bikini rouge.
Entre le rouge et le rouge, malheureusement mon corps balance...
...et rien ne bouge
Non vraiment, pour une fois ça avait bien commencé.
Ça devait faire à peu près un mois que je me préparais comme on dit "psychologiquement":
La tête avant le corps, la tête avant le corps...
Jusqu'à un certain point disons, car c'est justement de ça dont il est question:
Trainer mes pauvres baskets et mes mollets surchargés jusqu'à la première salle de gym suédoise du quartier... Ah, ah, tu connais? Cette bonne résolution qui te reprend à chaque rentrée?
Eh bah, comme on dit, Ce soir devait être LE grand soir...
L'occasion inespérée d'étrenner ce merveilleux soutien gorge gainé siglé Décathlon.
Mais voilà,
c'était sans compter sur M. qui m'a dit d'une voix presque attendrie (il faut dire que j'y croyais) que non, ce soir je n'irai pas remuer en rythme mon popotin là où je pouvais l'asseoir confortablement sur un canapé, chez elle, avec à ses côtés un verre de vin...Hein?
Dire que mon popotin et moi avons hésité deux secondes serait mentir,
je me souviens avoir juste demandé si elle voulait que je lui apporte une bouteille de cette dernière cuvée,
que l'on vient de découvrir, oui, un délice;
"qu'il faut absolument gouter..."
Voilà, je me tire une balle dans le pied et je crois que cette année encore, je laisserai à Pamela le soin de porter le bikini rouge.
Entre le rouge et le rouge, malheureusement mon corps balance...
...et rien ne bouge
lundi 5 octobre 2009
Croquer l'automne

Acheter du thé
Le faire infuser
Trouver un plaid, un nouveau, qui ne remplacera pas le vieux et usé que l'on préfère
Un nouveau plaid juste pour la nouveauté
Enfoncer ses pieds sous le coussin du canapé
Le déformer un peu mais s'en moquer
Regarder le ciel droit dans les cieux
Écouter la pluie battre contre le carreau
Profiter d'être bien au chaud
Retourner vers le thé
Ranger ses affaires d'été
retrouver celles d'hiver,
les mailles que l'on avait oubliées,
fourrer son nez dedans,
inspirer,
profondément,
et puis replier
Découvrir un nouveau videoclub
faire ses provisions, prendre un abonnement,
pour quand on restera au dedans
Acheter du chocolat aromatisé
avec un peu d'orange à l'intérieur
comme les derniers quartiers d'été
et un adieu à ses saveurs...
samedi 3 octobre 2009
Allah est grand
A l'encolure de la chemise
sous le menton, presque à la verticale
sauf quand il regarde de côté
un creux de la peau, une infime cavité
C'est comme une promesse
qui se teinte au soleil
qui invite à la sieste
Juste un triangle de chair,
une infime cavité,
Où tombent parfois les larmes d'Allah
que j'épanche bien souvent,
du bout encore assoiffé de mes doigts
Allah est grand...décidément.
sous le menton, presque à la verticale
sauf quand il regarde de côté
un creux de la peau, une infime cavité
C'est comme une promesse
qui se teinte au soleil
qui invite à la sieste
Juste un triangle de chair,
une infime cavité,
Où tombent parfois les larmes d'Allah
que j'épanche bien souvent,
du bout encore assoiffé de mes doigts
Allah est grand...décidément.