Il y a si longtemps que je ne t'ai pas écrit.
C'est que je t'oublie vois-tu, je t'oublie de plus en plus. Ou plutôt sans t'oublier, je te mets chaque jour un peu plus de côté. En somme, je vis.
Mais ce matin je suis sur la terrasse en face de cet oranger, tu sais, celui qu'on avait planté ensemble avant même que les travaux n'aient commencé. C'était notre commencement à nous.
Il a bien poussé et lui reste encore debout, c'est bien.
Je ne t'ai pas dit mais il fait bon aussi, et beau. La semaine a été magnifique. Je sais que tu le vois ce beau, sans doute d'ailleurs y participes-tu mais le sens-tu comme je le ressens? C'est parfois ce qui m'attriste.
Plus que le simple fait de me manquer, car on s'y fait finalement, je n'ai que ce mince regret. Je pense à toi, à ce que tu étais et je voudrais que tu puisses goûter ce thé, que tu entendes le vent siffler, que tu lises ton journal et que le soir tu fumes encore une cigarette avec moi en tenant ton verre de vin du bout des doigts.
Hum...ce verre de vin. Pour moi toute ton essence est là.
Pour le reste je t'ai tout dit et je n'ai pas de nœuds. L'amour, je t'ai laissé partir avec, tellement l'allègement nous semblait important. Il m'en reste d'ailleurs encore un peu.
Néanmoins, comme j'ai menti tout à l'heure et que je pense bien sûr à toi, surtout ici, ce soir j'ouvrirai une bouteille de vin.
Je suis seule mais ce n'est pas grave,
invite-toi un peu et je boirai pour deux.
Edit: Ceci est une participation au jeu d'écriture des mille mains, ici.
Mais ce matin je suis sur la terrasse en face de cet oranger, tu sais, celui qu'on avait planté ensemble avant même que les travaux n'aient commencé. C'était notre commencement à nous.
Il a bien poussé et lui reste encore debout, c'est bien.
Je ne t'ai pas dit mais il fait bon aussi, et beau. La semaine a été magnifique. Je sais que tu le vois ce beau, sans doute d'ailleurs y participes-tu mais le sens-tu comme je le ressens? C'est parfois ce qui m'attriste.
Plus que le simple fait de me manquer, car on s'y fait finalement, je n'ai que ce mince regret. Je pense à toi, à ce que tu étais et je voudrais que tu puisses goûter ce thé, que tu entendes le vent siffler, que tu lises ton journal et que le soir tu fumes encore une cigarette avec moi en tenant ton verre de vin du bout des doigts.
Hum...ce verre de vin. Pour moi toute ton essence est là.
Pour le reste je t'ai tout dit et je n'ai pas de nœuds. L'amour, je t'ai laissé partir avec, tellement l'allègement nous semblait important. Il m'en reste d'ailleurs encore un peu.
Néanmoins, comme j'ai menti tout à l'heure et que je pense bien sûr à toi, surtout ici, ce soir j'ouvrirai une bouteille de vin.
Je suis seule mais ce n'est pas grave,
invite-toi un peu et je boirai pour deux.
Edit: Ceci est une participation au jeu d'écriture des mille mains, ici.

9 commentaires:
J'ai mis ton texte en ligne à l'instant... sans le lire ! Je préfère écrire mon propre texte avant de lire ceux des autres. Je te commenterais sur Jeu d'écriture(s). Merci pour ta participation... et ta réactivité !
Une magnifique participation alors. Me suis laissée porter par cette lecture à la fois douce et un peu triste, comme l'absence.
Merci de ta très jolie participation, émouvante même!
C'est une très belle participation!!!
http://lejournaldechrys.blogspot.com/2010/05/je-remercie.html
@toutes: Merci. Toujours touchée, évidemment.
"....Pourtant je ressens encore et toujours cette douLeur irréductible qui persiste et s'entête.
Je m'habitue, change de l'être du L au C, devient douCeur, mélancolie, renoncement, lentement....
Santé!"
Alex Cessif
Un vrai plaisir de vous lire, encore une fois. C'est très beau.
@Mom's: Merci. La flemmite dure plus de temps que prévu, non? :-)
Peut-être bien... disons que le retour de vacances est difficile et sans repos :P
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