jeudi 16 septembre 2010

Déca danse

Le premier à dix ans.

Parce qu'il était beau et grand. Qu'il courait vite, qu'il courait vite derrière les filles, sauf derrière moi évidemment. Quel intérêt sinon ?


Le second à vingt ans.

Parce que j'ai changé d'air et gagné de plus hautes atmosphères.
Un vent venu du nord, suédois, saisissant, chaud l'hiver et l'été souvent froid. Avec ce qu'il faut de vertiges, de sauts dans le vide yeux fermés, de montées gigantesques et de vertes retombées.
Manque de stabilité évident. A ne plus savoir comment faire pour tenir sur ses pieds, j'ai fini en trois ans par changer de vallée.


Et le troisième à trente ans.
Qui ne me fait ni courir, ni asphyxier, et me laisse respirer aussi fort que je dois.



Un amour par décennie.
Souhaitons que le dernier se multiplie.





6 commentaires:

Ch. Sanchez a dit…

oui, mais à force de respirer trop fort, on peut aussi s'étouffer.

Joli triptyque.

Thé Citron a dit…

Un bien joli article.
Je te souhaite aussi que le dernier dure encore plusieurs décennies !

J. a dit…

@Ch. Sanchez: Aucun risque de ce côté, j'y vais les yeux fermés.

@Thé Citron: Merci madame. Je me le souhaite aussi :-)

Isa a dit…

Un amour par decennie , je trouve que c'est un bon compte :)

Mom's a dit…

Souhaitons que le dernier se multiplie...

J. a dit…

@Isa: Je ne me plains pas :-)

@Mom's: Cierge allumé

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