mardi 28 septembre 2010

Révolution

Pardon de ce sourire quand j'aperçois les défilés.
Ces gens qui gueulent le poing en l'air leur droit à l'égalité.
Pardon de ce sourire désabusé.


Mais je reviens d'un long périple dans les châteaux et dimanche dernier j'étais ici:



Chambord.
426 pièces. Construit pour un François Ier qui n'y a jamais séjourné ou si peu.
Un château d'apparat qui a dû coûter son lot d'hommes et de bras.
426 pièces et un domaine dont le périmètre égale celui de Paris intramuros. Il est sans doute ici le fameux "Grand Pari" de monsieur Nicolas Sarkosy.

Pardon donc de sourire tristement à ces gens qui défilent devant une histoire qui sans cesse se répète.
Ils ont raison cependant, chacun dans son rôle. Il faut conserver l'équilibre.
Mais nous gueulons pour nos droits et retraites comme d'autres en leur temps gueulèrent pour un peu de baguette. Il est possible que tout ceci finisse en bain de sang.


Parce qu'il y aura toujours des Marie-Antoinette. Des grands et des moins grands.
Parce que l'égalité n'a jamais fait recette.



Révolution:
Tourner et évoluer en un cercle presque parfait.
Comme la terre qui revient constamment sur ses pas et retombe finalement...sur ses pieds.

mercredi 22 septembre 2010

J'ai le droit!


Le blog n'a jamais été axé politique ou société mais il faut parfois tordre la cheville aux idées reçues. Entorsons le règlement.

Parce que je ne sais pas si tu as vu mais en ce moment une femme de Virginie patiente dans le couloir de la mort.
Qu'elle soit femme ou homme n'y change après tout rien, ça rajoute juste un peu de pathos.
Qu'il y en ait des milliers comme elle dans le monde non plus. Ces individus n'ont qu'une peur en commun, ils attendent la fin.
Et puis, ils sont humains. Mais oublions cela.

Non, ce qui m'effraie ce matin, en lisant les diverses réactions du peuple bien pensant, c'est de voir que pour beaucoup la peine est méritée. Et qu'on espère bien que cette salope va crever!
Sur le figaro.fr, Josette crie vengeance. Les meurtriers, c'est comme les pédophiles, si on n'arrive pas à les guérir, il ne faut pas les laisser sortir et il faut les tuer!

Chère Josette,
Comme vous avez raison. Tuons tous les malades, les criminels, ceux qui nous font du mal.
Après tout, quel est le problème?
Puisque nous avons le droit.





D'ailleurs, à Hiroshima aussi on avait le droit.
Attendons patiemment le moment où le temps des croisades reviendra.
Alors on tuera tous les affreux et quand il n'en restera plus qu'un, enfin nous pourrons être heureux.
Alléluia.

jeudi 16 septembre 2010

Déca danse

Le premier à dix ans.

Parce qu'il était beau et grand. Qu'il courait vite, qu'il courait vite derrière les filles, sauf derrière moi évidemment. Quel intérêt sinon ?


Le second à vingt ans.

Parce que j'ai changé d'air et gagné de plus hautes atmosphères.
Un vent venu du nord, suédois, saisissant, chaud l'hiver et l'été souvent froid. Avec ce qu'il faut de vertiges, de sauts dans le vide yeux fermés, de montées gigantesques et de vertes retombées.
Manque de stabilité évident. A ne plus savoir comment faire pour tenir sur ses pieds, j'ai fini en trois ans par changer de vallée.


Et le troisième à trente ans.
Qui ne me fait ni courir, ni asphyxier, et me laisse respirer aussi fort que je dois.



Un amour par décennie.
Souhaitons que le dernier se multiplie.





mercredi 8 septembre 2010

Je suis malade

Enfant,

Et même plus tard adolescent, il était rare qu'en rentrant le soir après l'école, il trouve ses parents au fond de l'appartement. Peut-être est-ce arrivé une fois, comme une fête sur un calendrier, presque une erreur. Un jour férié.

Non,
Le plus souvent quand il rentrait, il retrouvait Anna, ou Fatima, ou Emily. Il ne se souvient plus très bien. C'est comme ses anciens professeurs, en moyenne un prénom par an.... on oublie, forcément.
Donc il rentrait et il la trouvait Elle. Celle qui s'occupait de ses petites sœurs. Mère de remplacement en somme. A louer pour deux heures.

Et puis un jour, sans même le vouloir, il a trouvé comme un passage secret, une voie sacrée tracée tout droit vers eux. Il est tombé malade.
Ça a été comme un coup de tonnerre ou de magie et ça a tout inversé, même temporairement.
Il s'est retrouvé en plein cœur de leur vie. Pour lui en plein cœur, évidemment.

Sa mère a recommencé à le border. A midi, pour la pause déjeuner, elle rentrait le voir, elle lui préparait ce qu'il voulait. Il avait le droit de tout vouloir. Ou de refuser. Chez eux avec la maladie, on laissait tout passer. Même son père a traversé tout Paris pour lui apporter des BD. Et le soir, elle mettait sa main sur son front d'un air préoccupé, elle disait 'mon pauvre amour' et elle l'embrassait. Alors il a compris.



Et depuis tout ce temps,
Même grand, même adulte, il espère encore que s'opère la magie.
A chaque manque de confiance, à chaque besoin d'amour, il tombe en maladie.

Comme quand sa mère sortait le soir, et qu'elle le laissait seul avec.





mardi 7 septembre 2010

Ménage de printemps

Il va falloir que l'un avance et l'autre cesse.

Avancer les projets et les rêves s'exaucer.
Expulser la paresse.

Garantir les envies contredites, leur donner du sursis et un peu d'avenir.
Cracher ces salauds de crabes qui reviennent à la gorge et en bouche, qui transportent avec eux maladies et faiblesse. Ils empêchent le meilleur de sortir.
Il faut trouver à l'esprit plus solide occupant.


A peine rentrée décidément,
Il va falloir cette année avancer le printemps.

dimanche 5 septembre 2010

Finalement,

Les déménagements c'est un peu comme les mariages.

Ça dure toute la journée, présentement j'ai mal un peu partout,
ET on a bu du champagne en fin de soirée. (genre récompense)






Edit: Ce soir je fête mon anniversaire en famille. Peut-être qu'il y aura du champagne ET un discours. (mais pas de micro. Comme quoi.)

samedi 4 septembre 2010

Wedding planeur



Pour le trentenaire moyen, durant l'été et jusqu'à la rentrée, il n'y a pas trente-six mille façons de se détendre l'humeur et les orteils.

Soit à ce jour recensées, deux activités principales pour occuper ses weekends:
- Soit, disais-je, samedi est jour de mariage
- Soit samedi est jour de déménagement
Ou de mariage.

Et comme toute expérience apporte me semble-t-il son lot de leçons, il me paraît important d'en faire ici le bilan et de rappeler les quelques indispensables que nous pensions, Nadine et moi, acquis depuis longtemps. (Il semblerait que non)

Pour les jeunes, donc:
- Le champagne ne tâche pas, c'est dit. Mais le vin rouge, oui.
- Blanc sur rouge ou rouge sur blanc, à partir d'une certaine heure rien n'y change. J'ai des photos.

Dans la catégorie escarpins et rouflaquettes:
(Voire moquette et minette) (D'avance, pardon)
- Mesdames, évitez de grâce les robes trop moulantes. Bien que passionnant, cela évitera en effet à tous ces messieurs de la cérémonie de s'éterniser, et notamment aux heures les plus alcoolisées, sur le fameux débat du "avec ou sans culotte". Révolutionnaires, assurez vos derrières!

Et enfin, dans la section animation, on ne le dira jamais assez mais:
- Parler dans le micro a ceci d'intéressant (ou pas, mais c'est un autre débat) que le reste de la salle vous entend. Avouons que c'est pratique.
- Et pour la musique, (pardon Claude), mais les nouveaux tubes Alexandrie, Alexandra et YMCA sont si nouveaux qu'on peut sans mal les apparenter aux comptines de notre enfance (avec les gestes et tout), du type on aime bien mais on pourrait changer de refrain.



Alors, on danse?








Edit: Sur ce, il est à peine 8 heures, nous sommes samedi, et comme je ne suis pour une fois pas de cérémonie, je m'en vais ?
Je me réjouis d'avance...
Vive la rentrée!